Qu'est ce que le harcèlement de rue et dans les transports?



La définition du harcèlement de rue


Le harcèlement de rue (appelé aussi harcèlement dans l'espace public) est une conduite envers les individus, majoritairement envers les femmes dans l’espace public. Cependant des hommes en sont également victimes.

 

Cette conduite se traduit par des sifflements, des insultes sexuelles, des commentaires sexistes, des regards qui déshabillent, des attouchements sexuels tel que le phénomène des « frotteurs » dans les transports en commun bondés, des « mains aux fesses » et finit par aller jusqu’au crime : le viol. Elle a pour but d’envoyer des messages irrespectueux, effrayants, menaçants ainsi qu’insultants à caractère sexuel.

 

Leurs réitérations engendrent une atmosphère hostile à ces personnes et portent atteinte à l’intégrité physique et morale ainsi qu’à leur liberté en dévalorisant l’individu.

 

 

 


A ne pas confondre     avec...


Le harcèlement de rue et la drague ne sont pas à confondre, il est important de les différencier.

 

La drague n’est pas un délit. Comme le définit le site, stopharcelementderue, la drague « se construit à deux » alors que le harcèlement de rue  est de « la responsabilité d’un individu qui ignore volontairement l’absence de consentement de son interlocuteur».

 

Le harcèlement de rue, commence dès le non-consentement de la personne visée, qui est la plus part du temps émis par un refus de dialogue ou un silence.

 

Il est à noté que « les salutations, compliments, sentiments, sourires neutres et sans connotation sexuelle sont possibles et ne rentrent pas dans le cadre du harcèlement de rue. »


Ce qu'en dit la loi française


   La loi du 6 août 2012 figurant dans l’article 222-33 du Code pénal détermine cette infraction.

 

 

 

    Il figure que « le harcèlement sexuel est le fait d'imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensant » et que « est assimilé au harcèlement sexuel le fait, même non répété, d'user de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d'obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l'auteur des faits ou au profit d'un tiers ».

 

    De plus  la non-approbation de la victime est un des éléments qui sont à l’origine du délit, qui présume des actes obligés par leur auteur et donc endurés et non souhaités par la victime.

 

Les faits qui sont cités peuvent faire l’objet de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000€ d’amende si une plainte est déposée.

 

Cependant certains faits qualifiés d'agression sexuelle définie par la loi n°2013-711 du 5 août 2013 - art. 5 figurant dans l’article 222-22-2 du Code Pénal peuvent être puni de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende.


 Il  est important de préciser que quelles que soient les tenues vestimentaires aucune ne protège du harcèlement dans l’espace public. Toutes les femmes sont susceptibles d’être la cible d’un harceleur.

 

©MathildeC/MathildeB